Présentation

Terres de Couleurs, association loi 1901, accompagne depuis 2012 des jeunes filles Maasaï dont les familles rejettent l'excision, culturellement pratiquée dans cette ethnie (Kenya)
Pour en savoir plus et suivre une actualité locale
allez sur : http://www.facebook.com/TerresDeCouleursMaasai

jeudi 23 novembre 2017

Thanksgiving and black friday with Terres de Couleurs

Au Kenya comme pays anglophone cette tradition pourrait être fêtée mais NON semble-t-il 

La fête de Thanksgiving célèbre l'aide apportée par les Indigènes aux Pèlerins débarqués du Mayflower en 1620 (qui fuyaient l’Église d'Angleterre). Ce n'est qu'en 1863 que Thanksgiving a été instauré fête nationale par Abraham Lincoln. Il a également fixé la fête de Thanksgiving au quatrième jeudi du mois de novembre.  (est-ce exact je ne sais vraiment) mais leur célèbre dinde graciée oui...



Et qu'est ce que le black Friday ? c'est l’événement phare du shopping car dit-on les gens ne travailleraient pas à cette date en US et profiteraient pour faire les magasins !

Aussi à la veille de ce vendredi 24 novembre à 1 mois du Noël européen, nous Terres de Couleurs  vous proposons de petits cadeaux à acheter solidairement.

10 Euros  et vous pourrez offrir, des jeux de mémoire basés sur la culture Maasaï, 
soit le premier avec des vaches superbement bien dessinées par @Chantal Tunnacliffe 
soit le second avec des scènes de vie Maasaï pour des enfants entre 5 et 10 ans.





ou une reproduction d'une œuvre  de Jocelyne Lavollée nommée Maasaïtis 
toujours 10 Euros (format 15 x 20)
(reproductions offertes à Terres de Couleurs par son fils Emmanuel Delayre)




Et bien sûr le beau livre L'Etre à voir" soldé à 10 Euros  (valeur à neuf = 65 Euros)
(poids 2kg500 - livres offerts par Marc Bernol -artiste peintre)



 Pour toute commande nous joindre par mail : terrresdecouleurs@gmail.com
ou par téléphone facile à trouver - Merci d'avance pour nos amies Maasaï



lundi 20 novembre 2017

Journée internationale des droits de l'enfant

En ce 20 Novembre, Journée internationale des droits de l'enfant, je pense à celles et ceux rencontrés au Kenya en 2013.
Les 2 premières photos prises lors d'une manifestation où les filles revendiquaient leur identité -
Pour les petites filles sur les autres photos ? quel avenir ? seront-elles protégées de l'excision ? Je n'oublierais jamais la petite (dernière photo)





samedi 11 novembre 2017

Découverte des tissus et des Maasaï

Invitée par une amie,  membre de Terres de Couleurs, et professeur au Lycée Roz Glas à Quimperlé (Finistère - FR) j'ai eu le plaisir, lors du déroulement d'un diaporama sur les Maasaï, (de l'habitat, aux vêtements, aux animaux, aux écoles etc....) de montrer les Tissus (Shuka et Kangas) ainsi que des ornements perlés Maasaï à un groupe d'élèves en section (sauf erreur ) Mode et vêtements

L'information sur notre programme entre dans les consciences par divers horizons ! Merci de l'accueil




mardi 24 octobre 2017

Excision : oui ou non - réponse d'un jeune garçon Kenyan

Je retrouve cette photo prise en Aout 2013 dans une classe de primaire (et oui) à Indupa Kenya.(STD 8) 
Ce garçon n'était pas content du tout de ma question : 
"Accepterais-tu de te marier avec une fille non excisée ? " 
Sa 1ère réponse "NON" avait surpris tout le monde ...

en fait mon anglais (limite) l'avait induit en erreur 
ou ...sa 1ère réponse était bonne et devant les rires de ses voisins 
( surtout sa voisine de gauche) il a modifié sa réponse.... 

Ce qui est certain c'est que ce sujet TABOU le dérangeait fortement ..... Doux souvenir !

dimanche 22 octobre 2017

EXCISION base de notre programme d'aide au Kenya

 

Texte du communiqué de presse pour une meilleure lecture  :


Terres de couleurs recevait Kenny Matampash ce lundi 16 octobre au domicile de la présidente Maïtha Lobjois .
Juste une escale pour faire le point sur le programme complexe d’accompagnement des familles de la région de Kajiado (Indupa et Elangata Wuas) qui ont décidé de dire STOP à l’excision de leurs filles.

C’est un travail de fourmi (pour ne pas réutiliser le terme cher à Maïtha : de colibris) qui est fait là par Terres de Couleurs et d’autres associations de part le Monde. Car cette pratique n’est pas propre seulement aux Maasaï du Kenya ou de Tanzanie mais effective encore dans nombreux pays tant en Afrique qu’en Indonésie et même en Amérique du sud, tant de pays où la proportion de femmes ayant subi une mutilation génitale varie entre 50 et 90% 

Maïtha nous rappelle l’origine de cet engagement :
Quand en Octobre 2010 lorsque j’ai rencontré Kenny Matampash en Bretagne, représentant du peuple Maasaï (comme le disait ses amis), ma première question portait sur ce sujet : Excision ?  80 à 90 % a –t-il confirmé.
Effarée, connaissant la prévalence de  27% annoncée officiellement pour le Kenya, j’ai cherché à comprendre. Les Maasaï ne représentent qu’une faible population, de plus en plus décimée, alors la prévalence de 80/90 % pèse peu dans la balance pour ce calcul.
Kenny Matampash après avoir pris connaissance de l’existence de Terres de Couleurs, créée en 2003, m’a alors demandé ce que je pensais pouvoir faire pour ces jeunes filles Maasaï.
Au départ, mon idée était de constituer une assistance pour les jeunes filles qui fuient leur village pour échapper à l’excision. Après une longue discussion où Kenny Matampash m’a convaincue de l’importance de la cellule familiale  chez les Maasaï,  j’ai admis qu’il fallait partir de la famille et créer l’exemple.
L’excision étant liée chez eux au passage d’âge avant mariage, il fallait développer l’idée de rite alternatif et dans le même temps sauver un groupe de jeunes filles en les scolarisant en internat, jusqu’à la fin des études secondaires. 

Notre association malgré ses 40 membres est modeste. Notre budget annuel actuel ne dépasse pas  5 000 euros d’investissement en Maasaïland.

Nous avons suivi jusqu’à ce jour, 14 jeunes filles de leur plus jeune âge jusqu’à la sortie de secondaire, et donc autant de grandes familles interpellées. Trois d’entre elles sont déjà sorties du programme dont deux pour continuer leurs études en université. Et nous avons décidé de suivre plus particulièrement la troisième, Masoi Mbarare qui a choisi de devenir infirmière. Elle est née en janvier 1996, durant plusieurs années ses parents n’ont pas pu lui payer les études secondaires, d’où son retard. 

Quant à la petite dernière Mesang Abigail Takule arrivée dans le groupe cette année, elle serait née en 2007 et nous devrions la suivre jusqu’en 2025….. il va être urgent de trouver des donateurs !

Malgré la gratuité de l’école primaire, il faut un uniforme, des chaussures, des manuels, des stylos et des cahiers… des dépenses insurmontables pour de nombreuses familles ce qui est le cas de cette famille, pourtant convaincue et engagée contre l’excision, donc contre les anciens.

Notre programme trouve sa continuité et sa durée dans le cursus scolaire, 8 années de primaire avec un examen officiel national puis 4 années de secondaire jusqu’au diplôme de fin d’études. Certaines ont dû redoubler, aussi, selon l’âge de leur arrivée dans le programme, nous pouvons les suivre en moyenne 8 années.
Le coût d'une année d'études en privé correspondrait à cinq mois de salaire d'un enseignant…….

Nous n’avions pas décidé d’organiser une manifestation publique pour la venue de Kenny Matampash en Octobre 2017, son dernier voyage date de  Nov 2016, le 5ème depuis la première rencontre en Septembre 2010.
Nous profiterons de cette rencontre pour préparer le second voyage de Maïtha Lobjois en pays Maasaï au printemps 2018, à nouveau aller à la rencontre « physique » des familles et des jeunes filles et surtout rencontrer les 4 dernières jeunes filles du programme, entrées depuis l’été 2013 date son 1er voyage.

Le 16 octobre 2017
Maïtha Lobjois présidente