Présentation

Terres de Couleurs, association loi 1901, accompagne depuis 2012 des jeunes filles Maasaï dont les familles rejettent l'excision, culturellement pratiquée dans cette ethnie (Kenya)
Pour en savoir plus et suivre une actualité locale
allez sur : http://www.facebook.com/TerresDeCouleursMaasai et pour notre histoire depuis la création visitez notre site : http://terresdecouleurs.fr/

samedi 11 septembre 2010

FORUM des associations




Bonjour




Déjà une photo du stand FORUM ! première journée terminée


et nous avons eu la joie-chance d'être filmé sur http://www.ploemeur.tv/ !


Nous parlons de vous tous amis du Sénégal voici le contact ci-dessus : un peu de patience nous passons en 4ème je crois !

A plus tard !
Maïtha







mardi 7 septembre 2010

FORUM des Associations


Bonjour,
Nous serons présents sur un stand dans le FORUM des Associations de Ploemeur les samedi 11 et dimanche 12 septembre prochain - lieu OCEANIS -

Nos projets vous seront présentés, nos actions déjà engagées, des articles fabriqués par des artisans au Sénégal seront à vendre et ......

Nous accueillerons avec grand plaisir et remerciements des bénévoles désirant être membres de l'association ( adhésion annuelle : 10 euros) ou simplement nous rendre des services ponctuels.

Un diaporama tournera sur notre stand pour ceux qui désirent nous découvrir, et ce depuis notre création en Avril 2003 ! Nous avons 7 ans .... c'est l'âge de raison non ?

Rendez vous ce Week-end ! Maïtha

mercredi 25 août 2010

L'arbre à palabre

Bonjour

Bientôt vous saurez pourquoi.... je suis à la recherche de photos d'arbres à palabre !

Alors d'avance merci de m'envoyer des photos -

a tout bientôt
Maïtha

samedi 7 août 2010

L'univers est impermanence.....

Il y a des jours où je me dis que je ne suis vraiment pas "encore" une véritable africaine !!

Ne souriez pas !! Non en effet je ne suis toujours pas noire de peau ...

Par contre j'aurais déjà dû intégrer la notion que certains résument chez nous par :
"Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tuée"

et je devrais savoir ne pas annoncer " à l'avance " une information qui peut devenir fausse car annulée ... et c'est le cas sur mon voyage d'octobre novembre 2010 !

Pour des raisons de santé je ne pourrais surement pas voyager en cette fin 2010 .... alors nous allons nous organiser autrement ... via nos membres-amis sur place pour faire un minimum d'actions.... sans moi !

Même si j'ai le coeur serré c'est ainsi ....

a tout bientôt pour une suite ...
Maïtha

dimanche 25 juillet 2010

Le prochain voyage se prépare

Départ 08 Octobre pour Dakar !
les premiers 15 jours destinés à la solidarité
puis 15 jours dans mon rôle de grand-mère auprès des miens !

Retour le 07 novembre avec pleins de photos et de nouveautés !

Prochain lieu de solidarité et de découverte-partage : FOUNDIOUGNE.....

Il nous reste beaucoup d'objets artisanaux à vendre pour réaliser le budget necesaire à nos actions à venir !

Nous serons sur le FORUM des associations de Ploemeur le WE des 11 et 12 septembre prochain, nous vous y attendons pour vos aides-achats ou votre adhésion à notre association !

Merci d'avance Maïtha

lundi 12 juillet 2010

Solidarité Seydou Niang - Son témoignage - Notre indignation

C'était trop moche ! il a fallu que je le publie !
dès fois j'ai honte d'être française
pardon
Maïtha

de

Seydou Niang,

Responsable du Projet Jokkondiral Diaspora,

ONG Tostan France



""Je veux partager avec vous l'injustice dont j'ai été victime la semaine dernière. Vous faire part de ma blessure et de ma colère. Dénoncer pour condamner : ces histoires arrivent encore de nos jours, je l'avais lu dans les livres, je l'avais lu dans les journaux, mais je l'ai appris dans ma chair.


Nuit du jeudi 24 au vendredi 25 juin, Calais

Jeudi soir dernier, j'avais hâte de retrouver chez elle, à Londres, ma femme Sarah, enceinte de huit mois. Je suis monté avec impatience dans le bus de nuit Eurolines qui quittait Paris en fin de soirée. Nous avons atteint la frontière française à Calais, vers une heure du matin. Je m'attendais aux questions de routine auxquelles mes aller-retour m'ont habitué ; j'étais loin d'imaginer ce qui allait se passer...


Selon les cinq policiers qui contrôlaient les pièces d'identité, visas et permis de séjour des passagers, le passeport que je leur présentais n'était pas à moi : ils étaient persuadés que les photos figurant sur mes visas n'étaient pas les photos de l'homme qu'ils dévisageaient. J'ai tenté de les convaincre que ces papiers étaient bien les miens. Rien à faire. Ils m'ont fait descendre du bus. Ils ont voulu me faire signer un procès-verbal selon lequel je reconnaissais être en possession de documents illégaux. Je suis resté le plus calme possible mais dans ma tête, ça tournait de plus en plus vite. J'ai lu avec attention le papier qu'on me fourrait dans la main : quand j'ai compris ce que ça signifiait, j'ai refusé avec force.

- « Tu vas partir en garde à vue pour 24 heures, le temps qu'on vérifie tes mensonges ! »

On était passé au tutoiement.

- « Je n'ai pas le choix, faites ce que vous voulez, mais ce passeport est le mien.

- Tu as le droit d'appeler une personne de ta famille en France pour la prévenir.

- Ma femme est en Angleterre, en France j'ai mes collègues...

- Non, non, juste quelqu'un de ta famille. Si tu n'as pas quelqu'un de ta famille en France, signe là. »

On m'a tendu un papier où il était écrit que je ne souhaitais contacter ni mes parents ni mes employeurs. J'ai encore refusé. Je serrais les dents, mon estomac était une boule dure écrasée au fond de mon ventre. Mon cerveau tapait à toute force contre les parois de mon crâne. J'ai pensé très fort à tous ceux qui échouent ici sans connaître un mot de français. On m'a fait passer les mains derrière le dos, on m'a menotté, on m'a installé dans une voiture de police. Dans la nuit humide de Calais, je suis allé en prison pour la première fois de ma vie.

Du fond de la cellule, je n'ai pas fermé l'œil de la nuit. Entre des murs insalubres, une chambre de 3 mètres sur 4 : un banc en ciment, des couvertures à l'odeur fétide. Les toilettes, au centre de la pièce, protégées de la vue par une barrière de 50 centimètres de haut, étaient nauséabondes. Dans ce monde-là, les caméras de surveillance traquent le moindre centimètre carré ; depuis le poste de contrôle, la sentinelle peut observer jusqu'aux hommes qui défèquent. Pendant les heures qui ont suivi, je me suis accroché à ma dignité comme à une bouée. J'ai pensé à ma famille, à mes amis, aux gens que j'aime. A mon travail avec Tostan, aux droits humains. A ma venue en Europe. Aux miens au Sénégal, à ma terre du Fouta, à mon village : mais j'ai tout vu, j'ai tout entendu, j'ai tout senti, du fond de la cellule.

Les matins ordinaires, je me réveille à l'odeur chaude du café que fait couler mon colocataire, j'envoie un message à ma femme. Je prépare mon sac pour la journée, je monte dans le RER qui m'amène au centre de Paris.

Mais ce matin-là n'était pas un matin ordinaire ; j'étais en prison. Une main s'est glissée furtivement derrière la porte de ma cage ; on m'a jeté ma nourriture comme on jette sa pitance à un chien.

Ensuite, ce fut l'audition. Cinq policiers, quatre hommes et une femme, ont voulu m'intimider. Perchés sur leurs certitudes, ils éructaient en me toisant ; mais c'étaient eux qui étaient enragés. En vain, j'ai juré sur tous les saints que je leur disais la vérité. Ils ont fait venir un physionomiste qui m'a reconnu sur les photos de mon passeport ; ils n'étaient toujours pas convaincus.

- Si vous étiez des professionnels comme lui, ai-je articulé en direction des policiers, vous auriez reconnu que je suis l'homme qui est en photo sur mon passeport.

- Nous sommes des professionnels, c'est pour ça qu'on sait que ce n'est pas toi.

On m'a traîné dans une pièce adjacente et on m'a photographié sous tous les angles, comme un criminel. J'avais juste envie que ça s'arrête. Au point de leur donner raison, de les laisser m'envoyer au Sénégal, pour que cet enfer se termine. J'étais à bout.

Ils ont fini par appeler un procureur, qui a examiné mon dossier et m'a fait relâcher.

- Ok, on voit que c'est bien toi, m'a lancé la policière. Mais tes photos ne sont pas claires, nous on t'a vu différemment. Ta tête est pleine de cheveux, il faut te raser.

A 11h30, j'étais officiellement libre. J'ai dû repartir dans la pièce infecte où j'avais passé la nuit, le temps qu'arrive la patrouille pour me ramener à la gare. J'ai insisté pour qu'on ne ferme pas la porte derrière moi : j'étais un homme libre. A midi, on m'a déposé à la gare routière de Calais. Je n'avais pas un papier, rien pour prouver ma détention.

- Débrouille-toi pour continuer sur Londres, maintenant.

Londres, j'y suis arrivé tard dans la soirée. J'avais été déclaré disparu par ma femme, folle d'inquiétude : mes collègues à Paris avaient tenté toutes les démarches possibles pour avoir de mes nouvelles. Les policiers anglais, que Sarah avait contactés après plusieurs heures d'attente, avaient appelé leur homologues français de Calais au moment où j'étais en garde à vue, pour leur demander si ils me détenaient : on leur a répondu non.

J'ai été blessé : j'étais révolté. Aujourd'hui, j'ai puisé dans ma colère pour vous raconter cette histoire, une histoire toute simple de dignité bafouée, pour que vous sachiez ce qui peut arriver quand on prend le bus de Paris à Londres et qu'on a la tête pleine de cheveux.

...

L'équipe de Tostan France, ses membres et son conseil d'administration témoignent de leur indignation et de leur solidarité à Seydou Niang, leur collègue et ami.""""

lundi 21 juin 2010

Le DON ......est-ce une solution ?

Extraits d'un livret édité par RITMO en lien avec peuples-solidaires et cap humanitaire :

Donner peut être utile, mais le don ou l'assistance ne touchant pas aux causes des problèmes, ils sont loin d'être des solutions !

De cela je suis totalement convaincue !
Même dans nos derniers projets réalisés pour amener les femmes de certains villages à se créer une bourse d'aide financière, d'un côté pour l'école, de l'autre pour la case de santé, en créant des ateliers de teintures de coton, nous avons échoué car une fois que nous sommes parties du village et plus encore du pays .... l'enthousiasme tombe aussi vite !

Pourquoi ? Très certainement parce que ce nous avions proposé et qui nous semblait simple.... ne satisfaisait pas vraiment !
Ou malheureusement que ces personnes trouvent plus simple d'attendre le DON !

Donner ? mais à qui ?
Le don ne rend pas toujours service à celui à qui il est destiné.
Donner à tel enfant, à tel village, à tel groupe plutôt qu'à tel autre, à souvent sur le terrain des conséquences que le donneur est loin d'imaginer !
Cela peut aggraver les situations d'inégalités, voire en créer !

... Partir des initiatives locales
Tisser des liens
......naissance de la notion de partenariat

Nous avons bien expérimenté ce schéma progressif .... et souhaiterions comme il est écrit à la fin de ce livret ....
Aider à ne pas avoir besoin d'aide.....

J'aimerais pouvoir vous emmener avec nous au Sénégal ( où nous avons des projets de solidarité) et permettre d'entendre des témoignages .....

Cet "aider à ne pas avoir besoin d'aide" ... est un énorme projet pour TOUS

Bonne journée